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Front de Gauche ÉVRY - Page 5

  • Manifestations jusqu'au retrait de la loi El Khomri

    31 mars

    Place d’Italie  13h

     

    Grande manifestation intersyndicale, interprofessionnelle

    Etudiants, lycéens, salariés, chômeurs, retraités…

    Retrait de la loi El Khomri

     

    Auparavant, les expressions « aller de l’avant », « le progrès », signifiaient que grâce à l’augmentation de la productivité, on pouvait diminuer le temps de travail hebdomadaire sans perte de salaires, donner des droits et des garanties aux travailleurs, assurer aux familles un confort qui met les enfants à l’abri des aléas de la vie.

    Actuellement, les mêmes mots, utilisés par nos dirigeants, n’ont plus du tout le même sens. Sous le prétexte « d’harmoniser » les conditions de travail, nous devons nous aligner sur les pays les plus bas. Ainsi, « aller de l’avant » signifie maintenant rogner au maximum sur les salaires et les cotisations sociales (les fameuses exonérations de « charges » distribuées à tout va), faciliter les licenciements, et toutes ces mesures qui facilitent grandement les profits des entreprises et les salaires de leurs dirigeants. A l’autre bout de l’échelle, la pauvreté s’installe lentement mais durablement.

     

    La loi El Khomri, c’est la plus grande régression de l’Histoire sociale, c’est un retour à Zola et Germinal.

    Pour en savoir plus :

     

     J.S. le 29 mars 2016

  • 17 mars 2016: la manifestation contre la loi El Khomri

    Comme si vous y étiez, la vidéo de la manifestation contre la loi travail du 17 mars, émaillée d'interviews d'étudiants et de personnalités politiques.

    Manif contre la loi Travail du 17 mars 2016 from Jack Nomis on Vimeo.

    J.S. le 24 mars 2016

  • Les Jeudi 24 et 31 mars: Grandes manifestations dans toute la France pour exiger le retrait de la loi El Khomri

    Pourquoi nous exigeons toujours le retrait de la loi El Khomri

    Suite à la mobilisation citoyenne et syndicale, le 14 mars le gouvernement a annoncé des changements dans le projet de loi Travail. Après 3 semaines de déni et de tentatives de "pédagogie", le gouvernement reconnaît enfin que son projet de loi ne passe pas.

    Bien sûr, les grands médias nationaux ont martelé sur les avancées obtenues par la mobilisation (ou les reculs du gouvernement selon le côté où on se place), mais se sont bien gardés de détailler ce qui reste. Or, la partie centrale, qui n’a pas été modifiée, porte toujours les plus graves régressions des droits des salariés de toute son histoire.

    Ce qui change :

    • Le Compte Personnel d’Activité est doté de droits à formation pour les salarié-es les moins qualifié-es, sans que l’on sache comment ce sera financé
    • L’augmentation du temps de travail des apprentis mineurs est supprimée. 
    • Le plafonnement des indemnités prudhommes en cas de licenciement abusif devient un barème indicatif. Cependant ce barème ne sera plus établi en nombre de mois de salaire mais avec des montants forfaitaires, ce qui pénalisera directement les salariés les plus qualifiés. A noter : la condamnation minimum de l’employeur en cas de licenciement abusif (6 mois de salaire) n’est pas réinstaurée
    • L’employeur ne pourra pas mettre en place de façon unilatérale les forfaits jours dans les entreprises de moins de 50 salarié-es
    • Les durées maximum de travail (de nuit et hebdomadaire) seront toujours comptabilisées sur 12 semaines (au lieu de 16 dans la première version de la loi)

    Ce qui reste : 

    L’inversion de la hiérarchie des normes, qui permet que l’accord d’entreprise remplace la loi ou la convention collective même s’il est moins favorable, et qui généralise les logiques de dumping social et d’inégalité entre les salariés. Ce principe ne s’applique au début qu’au temps de travail, et sera ensuite généralisé à l’ensemble du code du travail.

    C'est ce qui permet le travailler plus pour gagner moins !

    • Les jours de congés ne seront plus garantis par la loi mais définis par accord d’entreprise (à l’exception de ceux pour évènement de famille sur lesquels le gouvernement a été obligé de reculer). 
    • La possibilité de majorer 5 fois moins les heures supplémentaires par simple accord d’entreprise.
    • La possibilité de moduler le temps de travail sur 3 ans et de reculer d’autant le déclenchement d’heures supplémentaires.
    • L’incitation à étendre les forfaits jours avec des modalités de négociation dérogatoires (salarié mandaté). C’est au contraire une réglementation stricte qui est nécessaire pour que la France respecte enfin le droit européen. C’est le sens des propositions déjà transmises par l’Ugict-CGT au gouvernement, et restées sans réponse depuis novembre 2015.
    • La déresponsabilisation des employeurs en matière de santé et de sécurité. 
    • La possibilité de fractionner les 11 heures consécutives de repos, pour les salariés en forfaits jours est renvoyée à une concertation avant octobre 2016.
    • Un droit à la déconnexion en trompe l’œil (application au 1er janvier 2018 sans aucune valeur contraignante).

     

    La facilitation des licenciements :

    • Les critères des licenciements économiques restent identiques à ceux de l’avant-projet de loi et permettent à un groupe prospère de se débarrasser impunément d’une filiale française.
    • Les accords de compétitivité sont étendus aux cas de « développement » de l’emploi, et permettent d’imposer  baisse de salaire horaire, flexibilité et mobilité, sous peine de licenciement pour motif personnel.
    • En cas de transfert ou cession d’entreprise « nécessaire à la sauvegarde d’une partie des emplois », l’obligation de maintenir les contrats de travail est supprimée.

    La casse de la démocratie sociale dans l’entreprise :

    • La possibilité de faire passer des accords d’entreprise contre l’avis des syndicats représentant 70% des personnels.
    • La possibilité, par accord de branche, de transformer les Négociations Annuelles Obligatoires (salaires…) en négociations triennales.
    • La mise en place d’une durée de vie de 5 ans pour les accords d’entreprise, sans maintien des avantages acquis pour les salariés.

    La remise en cause de la médecine du travail :

    • La suppression de la visite médicale obligatoire d’embauche.
    • Le changement de mission des médecins du travail qui passent d’une logique de prévention à une mission de contrôle des salariés.

      Pour une analyse plus détaillée, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Ugict-CGT :
      http://www.ugict.cgt.fr/articles/references/loi-travail-2



      JS le 21 mars 2016
  • La loi Travail est-elle maintenant acceptable?

    Qu’advient-il de la loi Travail après le lifting de ce week-end ?

    Après les manifestations importantes de ce 9 mars, et le report de la loi pour un prochain conseil des ministres, le gouvernement semble reculer en écartant quelques mesures emblématiques comme le plafonnement des indemnités par les prud’hommes, les conditions de licenciement et quelques broutilles.

    Nous disions la semaine dernière que c’était l’esprit de cette loi qui était vicié, qu’elle n’était pas amendable, et qu’elle devait être purement et simplement retirée.

    Qu’est-ce qui est vicié et qui persiste dans la nouvelle mouture ?

    Le fait que des « accords » d’entreprise pourront déroger à la loi. En effet, si, à la suite d’un référendum, un « accord d'entreprise» prévoit de ne plus respecter la loi (salaire minimum, durée du temps de travail, et la liste est longue…) c’est cet « accord » qui aura priorité sur la loi.

    C'est ce qu'on appelle, dans les sphères gouvernementales, le dialogue social au plus près des entreprises.

    Or, nous connaissons tous les moyens de pression à la disposition des directions pour faire adopter des « accords » contraires aux intérêts des salariés.

    Ainsi, c’est un renversement complet des normes sur le travail. Le législateur pourra toujours voter des lois en faveur des salariés, elles ne seront appliquées que si les directions des entreprises le veulent bien.

    Voilà la principale raison pour laquelle la loi Travail doit être retirée.

    JS le 14 mars 2016
  • Nous étions à la manifestation du 9 mars 2016 à Paris

    C'est l'esprit de la loi El Khomri qui est vicié: cette loi n'est pas amendable, elle doit être retirée

    Les manifestations qui se sont tenues partout en France n'ont pas démérité de la préparation dans les réseaux sociaux (voir nos articles précédents). Avec 500 mille manifestants dès le premier jour de mobilisations dans la rue, la jeunesse, étudiants et lycéens, omniprésente, tous s'accordent pour dire que ce 9 mars a été un franc succès.

    Ces quelques vues et interviews prises au cours de la manifestation parisienne entre République et Nation montrent le niveau de la mobilisation:

    ManifLoiTravail from Jack Nomis on Vimeo.

    Prochaine manifestation: le jeudi 17 mars

    L'essai doit maintenant être transformé, dirait un rugbyman. Toutes les catégories de salarié-e-s sont concernées, même les statuts de la fonction publique sont dans la ligne de mire. Pour faire reculer le gouvernement, la prochaine manifestation, assortie d'un préavis de grève du 17 au 31 mars, doit monter en puissance et rassembler tout le monde.

    Le 17 mars, imposons la grève générale reconductible

    J.S. le 12 mars 2016