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Front de Gauche ÉVRY - Page 3

  • Nous devons gagner la bataille de la loi El Khomri

    17 et 19 mai

    On chasse la loi travail

    Manifestation du 17 mai Paris

    14h Pl de l’École Militaire

     

     

    Cette loi « travail » aura au moins eu le mérite de rassembler le peuple autour d’un objectif concret, son rejet. Les manœuvres de division de toutes sortes ont échoué. Octroyer quelques satisfactions ponctuelles à la jeunesse, provoquer des violences dans les manifestations, n’ont pas réussi à affaiblir le mouvement. Les mobilisations restent fortes, en particulier après l’utilisation du 49.3 pour bâillonner la représentation parlementaire.

    Au-delà du rejet de cette loi, les rassemblements NuitDebout permettent aux langues de se délier. Les personnes qui s’arrêtent et participent aux débats n’hésitent plus à exprimer leur volonté de voir changer les choses. Ce qui semblait impossible hier devient à notre portée aujourd’hui. On ne supporte plus les salaires qui ne permettent pas de vivre avec dignité, pendant que les revenus scandaleux en millions d’euros défraient les chroniques à longueur de temps, et on le dit !

    Le 15 mai, suite à un appel international, des rassemblements NuitDebout avaient lieu dans 300 villes autour du monde pour faire converger les luttes. Parce que les problèmes se posent dans tous les pays de la même façon.

    L’espoir change de camp. Toutes les mesures prises par nos dirigeants, que ce soit au niveau national ou européen, ne révèlent qu’une chose, leur faiblesse. Pour autant, la bataille n’est pas encore gagnée. Cette semaine, plusieurs activités vitales pour l’économie cessent le travail, souvent en grèves reconductibles : transports routiers, ferroviaires, raffineries… Nous devons assurer leur soutien par tous les moyens.

     

    Nous pouvons gagner la bataille
    de la loi El Khomri,
    nous devons la gagner,
    pour nous, pour nos enfants, et pour tous ceux qui comptent sur nous.

  • La bataille contre la loi El Khomri ne fait que commencer

    Pouria Amirshahi nous explique plus bas le sens de son vote pour la motion de censure déposée par la droite.

    En ce qui nous concerne, la bataille n’est pas finie. Nous devons exprimer notre désaccord par tous les moyens à notre disposition : manifestations, à commencer par celles d’aujourd’hui 12 mai, à Paris départ à 14h de Denfert-Rochereau, et celles des 17 et 19 mai, grèves reconductibles partout où c’est possible afin de bloquer l’économie, la seule arme qui pourra faire plier le gouvernement.

     

    Par Pouria Amirshahi :

    « Le gouvernement de Manuel Valls a donc choisi d’user d’une des armes institutionnelles les plus antidémocratiques (car il en est dans notre Constitution), l’article 49.3, pour imposer l’adoption sans vote du projet de révision du droit du travail. Une fois de plus, l’exécutif contourne l’Assemblée nationale, où siègent pourtant les « représentants de la nation ».

    La vie concrète des travailleurs d’aujourd’hui et de demain – autrement dit, de tout un peuple ou presque – est ainsi décrétée par une caste de décideurs qui en ont fait la cause principale de nos maux économiques : déjà « trop coûteux » – ce qui a valu des baisses inconsidérées et irresponsables de cotisations patronales et des aides fiscales dispendieuses à travers le « pacte de responsabilité » et le fameux CICE –, voilà que les salariés étaient « trop protégés » et qu’un « nouveau code du travail » était soi-disant nécessaire afin de ­« faciliter leurs licenciements… pour mieux les embaucher » (sic).

    Sans entrer une nouvelle fois dans le détail de cette loi, régressive à plus d’un titre, notons ce changement essentiel : désormais, plus encore qu’avant, les « accords » d’entreprises pourront déroger aux accords de la branche professionnelle dont elles dépendent, même dans un sens moins favorable au salarié. Autrement dit, le gouvernement accepte l’augure que l’on travaille jusqu’à 12 heures par jour, que l’on supprime des temps de pause, que l’on diminue des périodes de congés, que l’on se passe en certains cas de la médecine du travail et même que l’on diminue le salaire.

    « Césarisme au petit pied »

    D’où vient cette précipitation à céder aux jérémiades du patronat et à l’indécence d’actionnaires peu scrupuleux, à suivre les préconisations de commissions technocratiques, tantôt alibis, tantôt ­perroquets des oligarques, ces nouveaux régents ? Après les lois économiques, budgétaires et désormais « sociales » injustes depuis 2013, il est temps de mettre un coup d’arrêt à une dérive libérale sans issue pour la majorité des Français. C’est une première raison qui appelle à la censure du gouvernement.

    Les millions de Français qui refusent cette loi antisociale qu’est la « loi travail » comprendront cette démarche de censure du gouvernement, a fortiori quand ils ­savent que c’est désormais la seule possibilité constitutionnelle d’en empêcher l’adoption. Habitué des coups de force pour prendre comme pour exercer le pouvoir, le premier ministre continue de gouverner avec un autoritarisme indigne d’une démocratie moderne. Car il est à mon sens une cohérence politique chez Manuel Valls, qui ne pratique la politique qu’à travers une vision verticale de son autorité. Entre un état d’urgence permanent qui donne les pleins pouvoirs ou presque à la police et la mise sous cloche de l’Assemblée nationale, ce « césarisme au petit pied » sonne comme un crachat à la figure de l’Etat de droit, c’est-à-dire d’une démocratie apaisée.

    En se perdant ainsi dans les abîmes d’un pouvoir aussi rabougri que brutal, il risque d’entraîner à sa suite notre pays, dont beaucoup s’émeuvent à l’étranger du glissement autoritaire qu’il est en train d’opérer et des violences que cela risque d’engendrer.

    Un exécutif omnipotent

    L’indignation monte et cette indignation est légitime. Car qu’est-ce qui – au nom de l’intérêt général et en temps de paix – justifie que, a fortiori sur un sujet aussi grave que le droit du travail, le gouvernement ne s’en remette pas au Parlement et à sa souveraine délibération ? Une modernité démocratique voudrait que « le gouvernement propose et l’Assemblée dispose ». Aucune démocratie contemporaine ne rougirait à marquer de cette façon une nette séparation des pouvoirs ; sauf le pays de Montesquieu, où l’exécutif rédige la loi, la vote et la décrète pour finir. Il faut mettre un coup d’arrêt à cette inquiétante pratique, qui mine toujours un peu plus la République. C’est là la seconde raison qui justifie la censure du gouvernement.

    Dans cette perspective de censure désormais indispensable pour qui veut arrêter ce gouvernement dans son entreprise, j’avais proposé que puisse se constituer une motion des gauches au sein de l’Assemblée nationale, idée qui n’a pas pu se concrétiser mais qui peut annoncer des suites politiques.

    A défaut de soumettre une motion de censure, il faudra bien en voter une, tant il est vrai qu’il ne s’agirait ­nullement d’approuver un programme, celui de la droite en l’occurrence (qui n’est d’ailleurs nullement soumis au vote, seuls les personnes de mauvaise foi et les esprits polémiques affirmeront le contraire), mais d’affirmer un principe : on ne transige pas avec des règles qui sont au-dessus de nous toutes et tous, à commencer par le ­respect absolu des contre-pouvoirs. Ne fut-ce d’ailleurs pas là l’un des fondements de notre ­Révolution, en 1789 ? »

    Pouria Amirshahi est député des Français de l’étranger, il a quitté le Parti socialiste en 2016.

  • Loi El Khomri: On lâche rien

    El Khomri : on lâche rien

     

    Rassemblement du 3 mai, aux Invalides

     

    Le 3 mai, jour de la présentation du projet de loi à l’Assemblée Nationale, les sept organisations syndicales de salarié.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s ont tenu un meeting place des Invalides pour rappeler leur opposition à cette loi et la volonté de lutter jusqu’au retrait. Certains secteurs professionnels envisagent des grèves reconductibles si nécessaire.

    Vous trouverez ci-dessous une vidéo de cet évènement.

     

    Et le 12 mai, on continue

     

    On maintient la pression partout en France pendant le débat parlementaire pour exiger des députés qu’ils ne votent pas la loi.

     

    A Paris, manifestation à 14h
    Denfert-Rochereau vers
    Assemblée Nationale

     

    Rassemblement-Invalides-3mai2016 from Jack Nomis on Vimeo.

  • Quatrième NuitDebout à Evry

    Quatrième

    NuitDebout
    à ÉVRY

     

    Le vendredi 67 mars (6 mai)
    de 18h à 23h
    Place des Terrasses de l’Agora

     

     

    La lutte contre la loi El Khomri est toujours sans faille. Les sept organisations syndicales de salarié.e.s, lycéen.e.s et étudiant.e.s restent sur leur objectif : le retrait pur et simple de cette loi. Les tentatives de division du mouvement ont échoué. De plus, en l’état actuel, la loi n’aurait pas la majorité à l’Assemblée Nationale.

    Nous ne devons pas baisser les bras, nous devons mettre la pression maximum pour atteindre notre objectif.

    Au-delà, le mouvement NuitDebout a d’autres ambitions :

    • Se réapproprier l’espace public. La place de la République de Paris est occupée tous les jours par des stands, commissions, Assemblé Générale. Parfois par des projection de films, et dernièrement par un concert qui a regroupé plus de 300 musiciens et choristes.
    • Se réapproprier l’espace politique, trop longtemps confisqué par les « professionnels ». Tous les citoyens ont le droit d’exprimer une opinion sur les grands sujets qui ont une incidence sur leur vie.

    Reprenons notre destin en main, reprenons notre souveraineté.

    Ensemble, nous pouvons tout.

     

    Plus que jamais, l’heure est aux changements, les nôtres.

     

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  • Contre la loi El Khomri en chanson

    Maneto, ou comment chanter contre les dégâts de la loi travail

    Maneto - Le code du travail from Fondation Copernic on Vimeo.