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NON, le chômage n'est pas une fatalité

Les gouvernements qui se succèdent depuis plusieurs années, qu’ils se réclament de gauche ou de droite, appliquent docilement une même politique, dictée par la finance internationale et relayée par les institutions européennes.

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C’est ainsi que nous arrivons bientôt à la fin du quinquennat et, malgré les promesses et les incantations, le chômage n’a toujours pas diminué et la loi El Khomri risque d’aggraver les choses.
Cette situation désastreuse n’est pas le fruit du hasard. Le chômage n’est que le résultat de l’organisation économique actuelle. En effet, la préoccupation première des grandes sociétés est d’augmenter les profits et les dividendes versés aux actionnaires. Pour y arriver, une seule solution, réduire par tous les moyens le coût du travail. C’est ce qu’on appelle aussi la « compétitivité ». Cela va de la diminution ou suppression des « charges sociales », c’est-à-dire les cotisations qui permettent de payer les retraites, soins de santé, etc.…, jusqu’aux baisses de salaires et augmentations du temps de travail. C’est une aubaine pour le patronat dans un contexte de chômage et de précarité. Le pacte de compétitivité proposé par Hollande avec moins de cotisations, moins d'impôts et moins de contraintes pour les entreprises n’a pas permis la création d’emplois.
Et pourtant, un travail pour tous, c’est possible
La France dispose de gisements d’emplois inexploités.
En voici quelques exemples :
- Sortir de l’agriculture productiviste imposée par L’Europe avec son lot de pesticides, d’engrais chimiques, d’OGM qui épuisent nos sols et polluent nos assiettes, permettrait d’embaucher 400 000 personnes.
- Sortir des combustibles carbonés et du nucléaire pour mettre en œuvre la transition énergétique, ce ne sont pas moins de 100 000 postes à pourvoir. Rappelons que les promesses de la COP21 sont passées aux oubliettes.
- L’exploitation forestière est aussi un véritable gâchis. Nos dirigeants actuels ont fait le choix d’exporter le bois brut, le travailler ailleurs, et importer des meubles finis. N’était-il pas plus responsable de le transformer en France et créer ainsi plusieurs milliers d'emplois ?
- Dans le domaine de la santé, les gouvernements successifs Sarkozy et Hollande, toujours dans le souci de réduire les coûts, ont diminué les effectifs du personnel soignant, fermé des hôpitaux en négligeant l’impact sur la santé des citoyens.
- Dans l’éducation nationale, la promesse de création de postes annoncée par Hollande n’a pas été tenue. Peu de postes ont été créés au regard des besoins en matière d’éducation et d’encadrement.
En matière de santé et d'éducation là aussi, un gisement de création de postes en faveur d'un meilleur accès aux soins et au savoir.
 
Cessons de monter les salariés les uns contre les autres
Boulloche.jpgLa mise en concurrence des salariés au niveau national et international est orchestrée par le grand patronat. Elle leur permet de baisser les salaires, de freiner les revendications sociales, augmenter ainsi leurs profits.
Pour sortir de cette spirale, exigeons les mêmes droits pour tous les travailleurs, français et étrangers, mêmes salaires, mêmes couvertures sociales. Ce n’est qu’à cette condition que nous mettrons fin à la concurrence déloyale entre salariés.
Cessons d’opposer les salariés aux chômeurs
Depuis quelques décennies, le discours dominant cherche à nous persuader que les chômeurs ne font que profiter du système. Être chômeur en 2016 n’est pas un choix de vie.
La réduction du temps de travail avec maintien du salaire permettrait de meilleures conditions de travail et de vie pour les salariés. Elle permettrait également la création d’emplois.
Pour une politique industrielle de la France
2015 et 2016 ont été marquées par une aggravation des attaques contre le patrimoine industriel français, impactant ainsi les capacités productives de notre pays.
Les scandales Arcelor-Mittal, Alstom, Alcatel, Areva, GoodYear, Ecopla etc… ont défrayé la chronique avec leurs vagues de suppression d’emplois.
Les gouvernements successifs se rendent coupables de jour en jour du chômage de milliers de salariés et de la fermeture des fleurons de notre industrie.
Nous les citoyens, nous assistons, impuissants, à la dégradation du monde à cause de la suprématie d’une minorité qui n’a comme objectif que l’intérêt personnel.
Si nous voulons des changements réels, prenons nous-mêmes les choses en mains, soyons acteurs de notre avenir et agissons ensemble.

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