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  • Tes enfants auront du mal à s'affranchir

    Tes enfants auront tant de mal à s'affranchir...

    Par Véronique Lancelin

    09/06/2003

    J'écris aujourd'hui à mon médecin, à mes parents, à la femme qui, irritée par nos démonstrations de mécontentement, a insulté la foule de l'une de nos dernières manifestations... J'écris aux enseignants de France qui sont encore dans leurs classes, aux étudiants, aux lycéens qui redoutent de ne pouvoir passer leurs examens dans la quiétude qu'ils étaient en droit d'espérer...

    J'écris à mes voisins d'en face qui ne me disent plus bonjour depuis que mon balcon est orné de la banderole "Ne bâillonnons pas les dernières voix encore libres de s'exprimer", à un ami exerçant au CNED et m'ayant clairement signifié que nous racontions n'importe quoi soumis à la manipulation...

    J'écris à mon arrière-grand-mère qui a connu les débuts de l'école publique, à mon grand-père qui a connu 36 et la seconde guerre...

    J'écris à tous ceux qui, de leurs fauteuils, à 20 heures, regardent et jugent sans se poser de questions, puisant leurs certitudes dans les images et les témoignages choisis par une presse qui oublie sa vocation d'information...

    Nous avons murmuré non à la décentralisation. Nos murmures sont devenus cris. Ils sont hurlements aujourd'hui. Non à la destruction du service public, non à la réforme des retraites, non au démantèlement de l'assurance maladie...

    Mais nos hurlements si puissants soient-ils ne donneront jamais la mesure du danger que nous courons.

    Ce danger qui gronde depuis les entrailles de notre société - cette vague monstrueuse qui gonfle, gonfle et s'apprête à nous anéantir, à nous asservir, à nous ôter jusqu'à notre liberté de pensée et d'action pour faire de nous les sujets obéissants car totalement abrutis par le travail et la crainte de le perdre d'un système libéraliste, négation de toute humanité - ce danger ne vient pas seulement du gouvernement, il ne vient pas uniquement de ceux qui se parent aujourd'hui de leurs couronnes en se posant sur leur trône, il ne vient pas seulement de ces "têtes" qui mettent à l'honneur le retour des privilèges...

    Non, ce danger vient aussi (et peut-être surtout) de Toi qui laisse faire en refusant de voir !

    Regarde. Ose regarder. Ose aussi te souvenir de ce que tu as appris, avant que nos enfants n'aient même plus droit à cette mémoire qui devrait aujourd'hui te faire lever et marcher!

    Cesse donc de te dire que ceux qui sont dans la rue sont des gauchistes frustrés qui entendent prouver qu'ils existent encore.

    Cesse de croire en ces gavages pseudo-intellectuels que l'on t'impose.

    Redresse toi. Il n'est pas question de te demander de marcher avec nous mais simplement de t'informer. Reprends ta liberté d'analyse, reprends ton autonomie, ton indépendance, ressaisis-toi de ton intelligence!

    Ils te font croire que ta vie est sur le fil... Ils veulent que tu t'estimes heureux d'avoir du boulot, de ne pas être malade, ils te répètent sans arrêt que si tu vis alors tu vas mourir... Ils t'apprennent à avoir peur... Peur du tabac, de la guerre, du SIDA, du cancer, de la pneumopathie, du chômage, des coups de soleil, des avalanches l'hiver, des noyades l'été, des accidents de la route, des étrangers, de l'inconnu, de la découverte...

    Depuis des années, ils t'ont enfermé dans la crainte de mourir, et dans celle de vivre. Mais tu mourras. Comme moi. Comme nous tous... Et tu mourras même si tu restes dans ton fauteuil, même si tu leur laisses le monde... Ils ne pourront pas t'épargner contrairement à ce qu'ils essaient de te faire croire. Parce que quoiqu'ils puissent tenter de te mettre dans la tête, tu es seul maître de ta destinée et ils ne sont pas ceux qui décident de la fin de ta vie.

    Alors, que tu sois jeune, moins jeune, vieux ou très vieux, VIS. Libère-toi de toutes ces chaînes, montre à tes enfants que l'on n'a pas le droit de nous reprendre les libertés que les anciens ont gagnées pour nous au prix, parfois, de leurs vies.

    Ma lettre ne vient pas te demander d'entrer en lutte. Non. Elle vient seulement te souffler à l'oreille que tu es un homme libre. Encore libre. Ne les laisse pas faire de toi un esclave. Tes enfants auront tant de mal à s'affranchir...

    Véronique Lancelin.

    Attac St-Marcellin ! attac.stmarcellin@laposte.net

  • L'espérance de vie baisse en France

    C’est du jamais vu depuis 45 ans, l'espérance de vie baisse en France

    Chronique du Docteur Gérald KIERZEK, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu Paris.


    Baisse de l'espérance de vie en France : quels... par Europe1fr

  • La déchéance de nationalité

    La déchéance de nationalité au cours des âges

    Ce sujet très controversé n'a pas été vu de la même façon par les mêmes personnes dans le passé et maintenant.
    Mais alors, comment se fier à tel ou tel acteur politique? Si, dans la vie courante, quelqu'un comme vous et moi change d'idées selon qu'il pleut ou qu'il fait beau, cela n'a généralement pas de graves conséquences. Mais quand il s'agit de personnalités investies ou proches du sommet de l'état, il en va tout autrement.
    La vidéo que nous vous proposons ici montre ces dérives.

    La déchéance de nationalité from Jack Nomis on Vimeo.

    J.S. le 6 janvier 2016